& Littérature


La nuit qui s'annonce
La nuit qui s'annonce
Traduit du suédois
par Philippe Bouquet

Date de parution : 2009
ISBN : 9782916329215
11,5 x 17,5 cm
160 pages
16,50 €


« Seul celui qui est sans illusion est vraiment libre. »

Dans cette unité de soins palliatifs où deux infirmières, Birgit, la maternelle, et Angela, l’érotique, veillent de leur mieux sur les agonisants, Hasse n’a que deux consolations : les rêves que lui inspirent les piqûres de morphine et le passage d’un jeune bibliothécaire – car il a décidé de lire tout ce qu’il peut sur la mort avant de mourir. Entre veille, lectures et rêveries, il revoit sa vie, sa carrière d’acteur, ses amours, et, bien que son état se dégrade, il lui reste encore la volonté d’exister : « La mort, quel gâchis malgré tout », ironise-t-il. Pourtant, il y a déjà eu tant de morts, dans l’histoire humaine, qu’est-ce qu’un de plus ? Et l’éternité qui l’attend, n’existait-elle pas déjà avant sa naissance ?…
Dans ce roman sur la mort écrit à la première personne, où l’on croise Cioran, Thomas Mann, les livres des morts égyptien et tibétain, Carl-Henning Wijkmark aborde avec sensibilité, humour et pudeur, les grandes questions morales et existentielles, qu’il développe en subtiles notations : par exemple que la mort commence dès que l’on n’est plus aimé (alors « on est déjà mort, pour l’essentiel »), ou encore que plus on s’affaiblit moins on a envie de mourir et que l’instinct érotique meurt en dernier. Il analyse aussi la place de la mort dans nos sociétés, constatant que la technique est désormais un prétexte aux économies, ou s’étonnant qu’on se soucie si peu de dignité pendant la vie, et qu’on s’en préoccupe tant lorsque la nuit s’annonce



• Lire un extrait


• La revue de presse