Histoire militaire


Fleurus 1794
Fleurus 1794
Aux avant-postes de Charleroi

Date de parution : 1994
ISBN : 9782905596451
16 x 24 cm
240 pages
19 €


Après la longue série de revers de 1793, la France, mobilisant toutes les forces vives de la Nation, tente en 1794, dans un sursaut d'énergie, de sauver la « Patrie en danger ».
Mais pourquoi et comment se bat-on, au début de l’été de l’an II, sur ce bout de terre de la Province du Hainaut, sur la rive gauche de la Sambre, au nord-est de Charleroi, alors que, quelques mois auparavant, aucuns des plans alliés ou français n’indiquait la volonté d'en découdre en ces lieux ?
Du système général des opérations conçu par Carnot, au début de l’année 1794, à la bataille qui se déroule six mois plus tard, il y a bien des péripéties et des revers.
Et pourtant, en ce 8 messidor de l’an II de la République, Une et Indivisible, le Jour de l’Échalote, 26 juin 1794, Fleurus atteste du redressement des armées de la République après la désastreuse années 93.
« La République triompha des armées coalisés surtout pour des raisons d’ordre politique et non par la supériorité de son armée. » Voilà une opinion qui ne doit pas faire oublier la réalité du combat, ni celle de la victoire. Victoire d’un chef militaire, Jourdan, qui a su comprendre et servir, sans complaisance excessive, la direction politique de la guerre, mais aussi saisir et provoquer les opportunités pour employer au mieux ses forces armées.
Sans jamais oublier les hommes qui se battent, au-delà du simple récit historique ou de l’anecdote – celle, entre autres, du fameux « ballon » de Fleurus, qui après le siège de Maubeuge est employé pour la première fois en rase campagne –, Allain Bernède, fouillant les archives, met à jour les mécanismes qui font passer des conceptions stratégiques aux réalités du champ de bataille. Il montre ainsi l’importance des répercussions de la politique et des mentalités sur la formation des armées et leur façon de combattre.
C’est aussi pourquoi, deux cents ans après, la compréhension de cette bataille résonne de façon si contemporaine.

Docteur en Histoire avec une thèse sur la conscription à la veille de la Première Guerre Mondiale, issu de la 96e promotion de l’École Supérieure de Guerre, le lieutenant-colonel Allain Bernède est actuellement chef du cours d’Histoire à la Direction de l'enseignement militaire supérieur de l’Armée de Terre.